26/05/2017

Le français, une langue très limitée

T.Bo., A quel âge l’enfant peut-il apprendre une seconde langue?, LB 25/03/1998

 

Tous s’accordent sur l’importance de l’entraînement de l’oreille. 

Sylvaine Drablier, directrice des Kiddy-classes: “Ainsi les enfants musiciens s’en sortiront mieux pour les langues étrangères.”  “De même que les Slaves dont la langue va du très aigu au très grave.  Ainsi, en russe, possédant toutes les fréquences utilisées dans les autres langues, apprendra plus rapidement une langue étrangère parce qu’il entendra très bien.”

Voilà donc pourquoi les francophones partent limités, eux dont le répertoire phonique est des plus étroits. 

 

 

 

Thierry Goorden, Cadres bilingues: une nécessité ou un impératif?, in: Intermédiaire, 19, 16/05/1988, p.11.

 

“(...) Jean-Pierre Van Binnebeek, responsable du centre de formation en langue et communication de la Générale de Banque, préfère attirer l’attention sur la différence qui existe dans la fréquence du langage entre le français et le néerlandais.  Le spectre de fréquence du flamand (sic) étant plus large, le néerlandophone capterait plus facilement les langues étrangères.  Par contre, l’étroitesse du spectre du français expliquerait, selon lui, que l’enfant francophone éprouve , dès l’apprentissage de sa langue maternelle, davantage de difficultés à capter des sons qui lui sont encore inconnus.”

 

 

Apprendre une langue, un jeu d’enfant !, AL 24/11/1993

 

« (...) La langue maternelle en français est une difficulté, puisqu’elle est incluse dans une bande de fréquences réduites. Ainsi, son oreille /=celle de l’enfant/ n’est pas exercée aux fréquences que l’on retrouve dans d’autres langues couvrant des bandes de fréquences plus larges, comme les langues germaniques. »

 

(professeur Dehan, pédagogue à l’UCL)

 

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Le français, cause de dyslexies

Gauthy, Pierre, Les dyslexies, LB, 30/01/1981

 

“Il y aurait plus de dyslexies en région francophone que flamande, dues sans doute aux difficultés inhérentes à l’ orthographe française.”

 

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Le français provoque un retard mental.

Laurence Dardenne, Et si la « bosse des langues » existait bel et bien ?, LB 10/01/2003

 

1) Le Pr Heinz Bouillon (dir. de l’Institut des Langues vivantes à l’UCL) :

« … au niveau de l’apprentissage, la qualité de l’oreille est plus importante que celle de la langue, en tant qu’organe … »

« Cela dit, il y a un autre travail opératoire à faire au niveau de la langue, qui est le travail récursif d’analyse et de réitérabilité des unités dégagées . Si l’oreille est le premier accès, on doit avoir en tête tout un système de règles de manière procédurale.  Ceci étant, l’acoustique ne se trouve pas dans l’oreille mais bien dans le stockage du cerveau et dans l’aptitude de l’organe qu’est la langue à retrouver exactement la place adéquate pour produire chaque son. »

 

« D’après certaines théories, selon le spectre de fréquence dans laquelle on a notre perception, on est capable d’apprendre des langues proches de cette fréquence. Mais si des langues utilisent un spectre beaucoup plus large avec, à la limite, des sons que l’on ne perçoit pas, on est moins apte à apprendre cette langue . Selon cette théorie, le français aurait un spectre relativement réduit. Donc, drillée une première fois, l’oreille francophone aurait à la limite le plus de difficultés à percevoir des différences dans d’autres langues . Les Russes, en revanche, semblent avantagés sur ce plan. »

 

« Le polyglotte va tisser un lexique mental et un réseau neuronal différent en établissant des connexions entre les choses et ce que désignent les choses . En traduction simultanée, l’interprète ne passe pas par le référent, mais il établit immédiatement des rapports entre signifiants, ce qui lui permet de gagner une étape. Le polyglotte use donc de raccourcis qu’il doit établir s’il veut être interprète. »

 

2) Patricia Gonze, logopède :

-A-t-on des prédispositions morphologiques pour l’apprentissage d’une langue ?

- Selon une étude du professeur Tomatis, lorsque le bébé vient au monde, il est ouvert à toutes les langues, peut articuler des sons russes  ou arabes. C’est le fait d’être imprégné d’une langue qui fait que l’oreille se spécialise pour une bande de fréquence.

 

 

 

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